(AOF) - A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes et de la semaine de l'éducation financière, Natixis Interépargne a interrogé ses clientes épargnantes afin de mieux comprendre leurs perceptions et comportements face à l'épargne. Un sondage a ainsi été diffusé par courriel entre le 13 et le 23 février 2026. Cette enquête a recueilli 1 231 réponses, enrichies d’une analyse croisée avec les données chiffrées des portefeuilles d’épargne salariale et retraite.
Les résultats mettent en lumière une implication croissante des femmes dans la gestion de leur épargne, mais aussi des freins persistants liés à un manque de confiance et à des connaissances financières insuffisantes.
Un intérêt croissant et régulier pour l'épargne
L'épargne est perçue comme un sujet central pour une large majorité de femmes. Près de 9 femmes sur 10 se déclarent concernées par cette question et 76% indiquent épargner régulièrement, même lorsqu'il s'agit de montants modestes.
Pour autant, des écarts persistent. En 2025, l'encours moyen des femmes demeure inférieur d'environ 36% à celui des hommes, et la part des femmes parmi l'ensemble des épargnants n'évolue que lentement, passant de 38 à 40,5% sur dix ans.
Un déficit de confiance et de connaissance qui freine les décisions financières
L'étude met en évidence une confiance financière limitée. Elles sont ainsi 62% à estimer que leur niveau de connaissance en matière d'épargne est insuffisant, et 72% déclarent n'avoir jamais bénéficié d'une formation dédiée à ces sujets.
Ce manque de repères conduit une partie d'entre elles à l'attentisme : 58% déclarent renoncer parfois à investir par crainte de faire le mauvais choix, alors même qu'elles jouent un rôle actif dans la gestion du budget du quotidien et se projettent dans la préparation de l'avenir, notamment pour l'épargne de précaution ou la retraite.
La sécurité au cœur des choix d'investissement
Face à ces incertitudes, la sécurité reste le premier critère de choix dans les arbitrages financiers. 61% des femmes privilégient la sécurité, contre 43% le rendement.
Cette approche prudente se reflète dans la composition des portefeuilles : plus de la moitié des encours détenus par les femmes sont investis dans des fonds mixtes ou monétaires, ce qui traduit une stratégie orientée vers la préservation du capital.
Des comportements qui évoluent vers davantage de diversification
Malgré cette prudence structurelle, l'enquête révèle une évolution progressive des comportements d'investissement. Depuis 2020, la part des encours investis en actions est passée de 13 à 19%, tandis que les titres d'entreprise progressent de 12 à 17%.
A l'inverse, les supports mixtes reculent de 36 à 28%, signe d'une diversification accrue des placements et d'une ouverture progressive des épargnantes vers des actifs plus dynamiques.
"Cette étude met en lumière un paradoxe : les femmes épargnent régulièrement mais leur faible connaissance en matière de finance se répercute sur leurs décisions financières. Notre ambition est de renforcer notre accompagnement et nos outils pédagogiques, afin de leur donner toutes les clés pour épargner avec maîtrise et confiance", a déclaré Dominique Dorchies, directrice générale déléguée de Natixis Interépargne.

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